Ce procès est celui de la culture du viol dans notre société. Je salue le choix courageux de Mme Pélicot de refuser la tenue des audiences à huis clos, permettant ainsi de mettre au grand jour ce que les femmes peuvent vivre et subir dans notre société, souvent bien au-delà de l’imaginable.
Ce procès permet de constater que les violences sexistes et sexuelles concernent tous les milieux sociaux. Des monsieur-tout-le-monde, bien intégrés socialement, apparaissant aux yeux de leur entourage comme des personnes de confiance, se retrouvent à la barre des accusés. Un autre fait est également mis en lumière : le lieu central où s’exercent les violences sexistes et sexuelles est celui de la famille.
Les chiffres font froid dans le dos. Selon l’Institut des politiques publiques, en 10 ans la justice a enregistré 700 000 plaintes pour violence conjugales, 72% ont été classées sans suite et 27%, seulement, ont fini sur une condamnation.
Le climat d’impunité est inacceptable. La République s’honorerait en garantissant aux victimes de violences sexuelles que leurs démarches judiciaires ne soient plus une violence supplémentaire. Pour y parvenir, nous devons renforcer les moyens de la justice, avec des interlocuteurs formés sur ces questions.
Si l’égalité entre les femmes et les hommes a été érigée en grande cause des quinquennats du Président de la République, force est de constater que le chemin à parcourir est encore long.
Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
Publié le 25 novembre 2024Difficile en cette journée de lutte contre les violences faites aux femmes, de ne pas évoquer le procès de Mazan qui marquera l’Histoire du mouvement féministe.
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Lors des Questions au Gouvernement, la sénatrice Céline Brulin est revenue sur la forte diminution du Fonds vert et le manque de moyens qui empêchent les communes d’agir comme elles le souhaiteraient alors que les vagues de chaleur se succèdent.
Voici son discours
"Dans cette vague de chaleur exceptionnelle, les maires sont en première ligne, souvent seuls, par exemple pour décider de fermer ou non leur école.
Qui admettre prioritairement quand une seule classe est tempérée ? Comment organiser un accueil minimal ? Que dire aux parents qui vivent dans de petits logements où il fait plus chaud qu’à l’école ?
Cette canicule n’est pas une surprise, les scientifiques alertent depuis des décennies. Dès la fin mai, nous avons subi un épisode inquiétant.
En 2022, le président Macron appelait à ce qu’on lance la rénovation de nos écoles. « On », ce sont les collectivités. Mais quand le Fonds vert passe de 2,5 milliards à 650 millions d’euros en trois ans, difficile de végétaliser des cours ou d’isoler des bâtiments... Rénovations comme constructions ne sont subventionnées qu’à 20 %, tout au plus 30 %. Les restes à charge sont insoutenables, alors que DETR, DSIL et Fonds vert cumulés ont fondu de moitié.
Face aux canicules, nous avons pourtant besoin de plus de services publics : piscines ouvertes, activités adaptées, parcs sécurisés, une eau moins chère - voire gratuite, en cas d’épisode extrême. Allez-vous enfin entendre que les collectivités ont besoin de moyens ?
Nous savons tous que, des vagues de chaleur, il y en aura d’autres. Or le Fonds vert a été divisé par trois ! Le Gouvernement n’a qu’une chose à annoncer aujourd’hui : le rétablissement de ces crédits plutôt que de faire l’inventaire des missions budgétaires et de nous expliquer comment installer un panneau solaire."
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